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Le pire ennemi de votre progression équestre

J’ai rencontré tellement de cavaliers qui pourraient apprendre énormément et franchir un grand cap dans leur équitation ou la relation avec leur cheval uniquement en observant des bons cavaliers ou entraîneurs.

Il leur “suffirait” d’observer un Maître ou un bon cavalier faire les gestes et tenter de les reproduire, de les copier, ou plutôt de les imiter.

Même sans aucun conseil technique de ce Maître ou de ce modèle, les progrès qu’il est possible de faire par imitation sont immenses car notre cerveau est programmé pour apprendre par imitation, ce qui lui permet en général d’avoir une représentation mentale du geste à accomplir, de la position ou de la posture bien plus juste et précise que si on la construit à partir d’indications techniques. C’est la principe des neurones miroirs

Pour expliquer très simplement les neurones miroirs, des études ont montré que la même zone du cerveau s’activent lorsque nous faisons un mouvement et lorsque nous observons quelqu’un d’autre faire le même mouvement.

Pourtant, dans la grande majorité des cas, le cavalier n’obtiendra pas de résultat car il observera le Maître en ayant déjà des limitations mentales:

“Lui est doué et moi pas”

“Je suis trop âgé”

“Je suis trop petit/trop grand/trop gros/trop mince”

"Je n’y arriverai jamais”

“Je ne suis pas doué”

“Avec mon cheval ça ne marchera pas”

“Je ne comprends pas”

Dès lors, même si le cavalier essaie d’imiter le geste, il l’aura dès le départ observé avec une lentille déformée, comme s’il portait des lunettes qui modifient la réalité.

Ces croyances limitantes ne s’arrêtent souvent pas là. 

Car dès le premier essai d’imitation, le jugement du résultat va entrer en jeu.

Alors que le petit enfant qui imite son père faire un ricochet ne sera probablement pas frustré de ne pas réussir du premier coup, le cavalier qui va imiter un geste et dont le premier essai n’est pas très concluant sera renforcé dans sa croyance qu’il n’est pas capable.

Il a donc observé avec peu de conviction (car il pense que de toutes manières il ne sera pas capable) et va juger chaque essai nécessaire pour apprendre en terme de bien ou de mal.

Pour peu qu’il enchaîne quelques essais ratés, il va donc les utiliser pour confirmer et renforcer ce dont il était persuadé à la base: “Je savais bien que ça ne marcherait pas”, “Je savais bien que je n’étais pas capable.”

Selon mon expérience, une des conséquences de cette cascade de croyances limitantes est que le cavalier va bien souvent chercher alors à se réfugier dans la théorie pure, et ainsi ajouter de nouvelles croyances limitantes: “J’ai besoin de savoir exactement quoi faire pour progresser ou demander ce geste”, “J’ai besoin de comprendre toutes les directives avant d’essayer”, “J’ai besoin qu’on m’explique en détail sinon je n’arriverai pas.”

Nous avons tous des capacités bien plus développées que nous le pensons. Chaque être humain est capable de réaliser des performances extraordinaires. 

Mais souvent nous bloquons ou nous réduisons notre potentiel à cause des limites que nous nous imposons.

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